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Rapport sur la sécurité routière 2013 : Réseau secondaire

Pour augmenter durablement la sécurité routière sur le réseau secondaire européen, il existe un besoin d’action en de nombreux points. Des mesures au niveau de l’infrastructure routière et de la technologie des véhicules en font tout aussi bien partie qu’une prise de conscience renforcée du risque de la part de tous les usagers et l’observation de la réglementation et des standards de sécurité.

Les routes du réseau secondaire doivent être rendues encore

plus sûres

 Compte tenu des souffrances humaines ainsi que des coûts liés aux accidents de la circulation et supportés par la société - pour l’année 2009 par exemple, la Commission européenne a chiffré ces coûts pour les accidents sur les routes de l’Union européenne à environ 130 milliards d’euros – l’augmentation de la sécurité routière est un objectif déclaré à tous les niveaux depuis de nombreuses années. Que ce soit du côté de l’Union européenne, des gouvernements, par exemple en Allemagne, en France, en Italie, en Autriche et en Pologne, ou à l’échelon communal : partout on formule des directives et on lance de programmes de sécurité routière qui doivent contribuer à réduire le nombre de tués et de blessés sur la route. Les ‘Directives pour la sécurité routière 2011-2020’ publiées en mars 2011 par la Commission européenne en sont l’exemple le plus connu. L’objectif qui y est formulé est de diviser encore une fois par deux le nombre de personnes tuées annuellement sur les routes d’Europe dans la prochaine décennie.

 Dans presque tous les programmes, les routes de campagne occupent une large place. Les faits et chiffres mentionnés dans les chapitres précédents du présent rapport soulignent pourquoi ce sont justement les routes de campagne qui se trouvent au centre des mesures les plus diverses. En effet, environ 60 pour cent en moyenne des personnes tuées dans un accident de la circulation le sont sur ce type de routes.


Ce taux élevé gagne encore en importance si l’on songe qu’en Allemagne, par exemple, seulement un quart environ de tous les accidents avec dommages corporels se sont produits sur des routes de campagne. La problématique des routes de campagne est également traitée en parallèle dans les projets de recherche les plus divers. Nous ne citerons ici que quelques-uns des projets de l’Office fédéral pour la circulation routière. Par exemple ‘Recommandations pour éviter les collisions avec la circulation venant en sens inverse’, ‘Contrôle technique de la sécurité des éléments aux carrefours à un seul niveau’, ‘Efficacité, acceptation et durabilité des éléments de séparation des voies de circulation’ ou ‘Effets de la conception des sections et des marquages longitudinaux sur le comportement de conduite’. Même si à l’échelon de l’Union européenne le nombre de personnes tuées dans des accidents sur routes de campagne a sensiblement baissé au cours des dernières années, on ne peut en aucun cas lever l’alerte sur ce point.
Comparé aux autoroutes et à la circulation en agglomération, le potentiel de risques est toujours très élevé sur les routes de campagne.

 Pour obtenir une amélioration durable, il faut exploiter encore plus systématiquement les potentiels d’évitement des accidents qui se présentent dans les différents domaines d’action. Outre les équipements de sécurité des véhicules tels que les systèmes d’aide à la conduite  ou les systèmes de projecteurs, c’est surtout aussi l’infrastructure routière qui joue un rôle essentiel dans l’amélioration de la sécurité routière. Le mauvais état de certaines routes de campagne est certainement aussi responsable en partie d’un grand nombre d’accidents – d’autant plus si des facteurs augmentant le risque tels qu’une vitesse excessive ou la distraction viennent s’y ajouter. Voici un exemple typique de distraction au volant : si un conducteur qui roule à la vitesse maximale autorisée de 100 km/h sur une route de campagne ne détourne son regard de la route que pendant cinq secondes, par exemple pour régler son GPS ou lire le SMS qu’il vient de recevoir, sa voiture parcourra presque 140 mètres de façon incontrôlée dans ce laps de temps.

Mais revenons à l’infrastructure routière. La nécessité d’investir en particulier dans l’entretien des routes est traitée même au plus haut niveau politique.
Dans le concept de base du ‘Schéma fédéral des voies de communication 2015’ présenté par le ministère des Transports, de la Construction et du Développement urbain, la préservation de la substance constitue l’un des objectifs majeurs. D’autres impulsions pour accroître la sécurité routière devraient émaner par ailleurs des ‘Directives pour l’aménagement de routes de campagne.

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